Je n’arrive pas à le savoir. Les interrupteurs comporteraient-ils des minuteurs pour réduire l’empreinte carbone de l’aéroport de Bujumbura? Ou bien, la tour de contrôle de ce dernier se serait-elle fait infiltrer par des anciens d’EDF, adeptes de débrayages sauvages? Autrement, ce spectacle incongru de sons et lumières serait-il une opération de communication initiée par l’office de tourisme burundais pour attirer les extraterrestres à poser leurs vaisseaux et voir du pays ?
Allez savoir. Au fait, qui a la réponse?
PS : Décidément, il y a des surprises là où on ne les attend pas. Bujumbura, en fin de semaine, est définitivement recommandé. Louez donc un lodge au Karera Beach, à dix minutes de l’aéroport et situé au bord du lac Tanganyika. Pour 70 dollars, c’est une affaire : c’est spacieux et proprement tenu. Faites-vous livrer le petit-déjeuner en chambre. Pour 10 dollars, vous aurez une (énorme) omelette espagnole (un régal), du pain, du thé noir, un verre de lait et beaucoup de fruits. L’hôtel se situe à cinq minutes de marche du fameux Bora Bora, un très beau restaurant lounge avec un brunch à 10 dollars, piscine, internet et accès à une plage agréable. En ville, ne ratez surtout pas le cinéma dans le quartier asiatique: la salle est belle (nostalgie…) et la programmation étonnamment récente. Terminez par un dîner au Botanika. Enfin, si vous tenez absolument à visiter le musée vivant – qui n’est autre qu’un petit zoo miteux avec des guides expérimentés –, prenez le temps d’admirer ce que personne ne remarque : les arbres majestueux et plus que centenaires. Parmi ceux-ci se trouvent des manguiers géants et beaux. Ne repartez pas sans repasser par les plages du lac Tanganyika l’après-midi : le vent qui souffle à ce moment-là lève des vagues et vous fait vraiment penser à la mer.
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